Mouliherne : bref historique.
D'après un article de la Nouvelle République du Centre-Ouest du 8 Décembre 1999.
Mouliherne, étymologiquement Molendinum Herbe (Moulinherbe), est devenue depuis de nombreuses années Mouliherne, en raison des nombreux moulins tournant sur le beau ruisseau au nom poétique " la Riverolle ", qui traverse la commune.
Le bourg est dominé au nord par l’imposante église Saint-Germain. L’église primitive fut construite au XIe siècle non loin d’un puissant château fort détruit en 1049. L’église, classée monument historique, reconstruite à plusieurs reprises, deviendra au cours des siècles, du XIe au XVe siècle, une des plus belles églises de l’Anjou. Son clocher tors ou hélicoïdal a été construit vers 1690. Une association européenne a d’ailleurs été constituée en 1991 pour comprendre l’origine de cette architecture.
Dans le chœur de l’église, des sarcophages carolingiens taillés dans la pierre coquillière avec ossements, fragments de charbon et de poteries, sont exposés. Ils ont été mis au jour en 1975 dans le vieux Mouliherne, au sud du bourg actuel.
Dans l’entrée du cimetière, on trouve la lanterne des morts. Bâtie sur un ossuaire du XIIe siècle en voûte d’ogives, elle est la seule en Anjou. Sur le table recouverte de l’ardoise d’origine, on chantait l’Evangile le jour des Rameaux. La lumière du fanal brûlait chaque nuit, symbole religieux visible des routes du Mans et de Saumur. Elle servait aussi de phare aux voyageurs attardés dans la nuit.
Mouliherne, c’est aussi l’histoire du manoir de la Touche (XVe siècle), propriété privée. Le 13 Novembre 1565, Charles IX, âgé de 15 ans, accompagné de sa mère Catherine de Médicis et de son petit cousin le roi de Navarre, 12 ans, futur Henri IV, s’y arrêta pour dîner. Mouliherne abrite aussi un lavoir communal du XIVe siècle à l’entrée du bourg, près du pont de la Boyelle (arche de 1836), qui a été restauré.